Jimmy Sabater Archives

Souvenirs électroniques

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Jimmy Sabater : Transes


Envoyer Imprimer PDF

TransesCover2010-2bd

TRANSES, le troisième roman de Jimmy Sabater s'offre une nouvelle couverture pour son édition aux différents formats numériques (Kindle, Ipad, PDF, etc). Voici le résumé de ce polar original (source Jimmysabater.com).

 

Après avoir été agressé par trois militaires homophobes, Farid est transporté d'urgence à l'hôpital. Il s'en remet grâce aux soins prodigués par un couple de riches retraités qui le traitent comme leur enfant. Mais les trois assaillants sont bientôt retrouvés morts et l'inspecteur Chèze va voir en Farid le tueur idéal. Alexandre, son colocataire, aussi beau que détestable, profite de la situation pour l'entraîner dans un curieux trafic à travers Paris.

Quelques librairies en ligne où commander le roman :

Librairie Durance
Librairie Kleber
Librairie Le Passage Alençon
...

Vous pouvez encore commander Transes en version papier dans toutes les librairies francophones traditionnelles.

 

Dossier de Presse TRANSES (2006)

Envoyer Imprimer PDF

Pourriez-vous résumer Transes en quelques mots pour ceux qui ne l’ont pas encore lu ?
Transes est un polar autour d’un garçon qui aime s’habiller en femme et à qui l’on fait payer très cher son goût du travestissement. Soupçonné de plusieurs meurtres, il va devoir à la fois prouver son innocence, mais également expliquer pourquoi il développe ce besoin de porter des robes et de se maquiller. Bien sûr, sa relation avec Alexandre, un colocataire aussi beau que mystérieux, va semer le trouble dans une aventure où l’action est permanente...


Oui c’est vrai que les rebondissements sont nombreux et qu’on ne s’ennuie pas une seconde...
Je voulais que ce roman colle à la réalité. La vie est imprévisible et lorsqu’elle ne l’est plus, elle devient ennuyeuse. Tous les personnages de Transes sont ambiguës, doubles ou éprouvent des difficultés à assumer ce qu’ils sont au fond. Les meurtres vont servir de détonateur. À partir de là, les enjeux deviennent terrifiants et chacun doit puiser au fond de soi pour sauver sa peau. Ensuite l’effet papillon va accélérer le processus, jusqu’à le ren- dre insupportable et transporter les personnages dans des situations qu’ils n’imaginent même pas.


Au final, on s’aperçoit que plusieurs histoires sont mêlées entre elles...
C’est ce que j’ai essayé de faire. Transes est d’abord un polar très noir, à l’atmosphère parfois irrespirable. Mais la psychologie de Yasmina est riche. On fait un bout de chemin avec elle et on finit par comprendre comment elle fonctionne. Il y a aussi cette drôle d’intrigue entre Alexandre qui cache beaucoup de choses. Sans parler du couple Flammand, ou de Chèze qui développent chacun des particularités assez originales.


Plaisirs et Châtiments, HardCorps, Transes... Quels rapports faites-vous entre ces différents romans ?
Au-delà du style et des personnages, je tisse des liens invisibles. Ce sont des clefs que les lecteurs peuvent saisir ou non. Par exemple, Sébastian, dans HardCorps, se met à lire, lorsqu’il se retrouve hospitalisé. Et c’est justement un roman de Margaret Gale, la fameuse MG, héroïne de mon premier roman, Plaisirs et Châtiments. Dans Transes, on assiste carrément à une rencontre entre les deux personnages de HardCorps et Yasmina... Cela laisse sous entendre que les choses ne sont pas passées exactement comme Sébastian l’avait rêvé. Je travaille sur les travers que nous avons tous, sans y apporter de jugement, en essayant de comprendre, simplement.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour écrire Transes ?
J’essaie de toujours surprendre ceux qui me suivent. Avec mon premier roman, j’ai raconté l’histoire d’une femme d’un certain âge qui ne parvenait plus à aimer. Dans HardCorps, j’ai tenté de décrire les sentiments au milieu d’un couple gay sado-masochiste. Alors avec Transes, j’ai voulu travailler sur un travesti qui rêvait d’avoir une relation amoureuse des plus normales (rire)... Ce qui m’intéresse c’est le mécanisme des personnages, comprendre ce qui les fait agir, quelles sont leurs réactions lorsqu’ils sont confrontés à un décor qu’ils ne connaissent pas, etc.


La relation entre Yasmina et Alexandre est parfois incroyablement romantique et d’une grande douceur...
Je crois qu’au fond, Yasmina est une petite fille qui rêve encore aux contes des mille et une nuits. Alexandre, lui, possède une beauté angélique qui va à l’opposé de ce qu’il est réellement. D’ailleurs, à un moment, Yasmina dit « Je sais ce qui m’attire chez Alexandre. Chez moi, toute la beauté est enfouie à l’intérieur d’un corps monstrueux que j’essaie d’embellir par tous les artifices imaginables. Alors qu’Alexandre, c’est tout le contraire. » Mais Alexandre vise des objectifs qui n’ont absolument rien de sentimentaux.


L’inspecteur Chèze est particulièrement cynique et semble ne pas beaucoup aimer Yasmina.
Je crois qu’il représente aussi une certaine idée de la normalité. Pour Chèze, tout ce qui cultive la différence n’est pas clair. La simple idée qu’un homme puisse renier son identité le révulse, cela ne va pas plus loin. Il a compris que cela va à l’encontre des règles de notre société et qu’il vaut mieux en jouer et en abuser.


La scène où Yasmina s’enfuit du repaire de Bryan Marr est intenable. Le suspense qui survient dans cette séquence est presque insupportable...
Oui, c’est vrai que la tension est palpable et que l’on à vraiment peur pour elle... Yasmina se retrouve face à la réalité telle qu’elle est. L’enfer est sur terre et prend la forme de trafics et de pratiques les plus infâmes. À ce moment là, c’est vraiment le saut de l’ange. Soit elle s’en sort, soit...

Transes

Mise à jour le Samedi, 23 Octobre 2010 09:27